Y revenir

Plus d’un an sans intervenir sur ce blog.

Pourquoi cette absence ?
Pourquoi ce besoin d’y revenir ?

Je ne sais pas et je n’ai pas envie de le savoir.
Une chose est certaine, je suis de retour.

Quoi de neuf depuis mai 2014 ?

Je ne suis plus le responsable artistique du projet Château Brignon.
Mon contrat a pris fin en août 2014.
La nouvelle proposition de contrat ne me permettait plus de travailler sereinement sur ce projet. J’ai donc préféré en resté là.

Je pense avoir pris la bonne décision car depuis, la ville de Carbon-Blanc a pris la décision de sortir du projet et de récupérer le lieu magique qu’est Château Brignon.

Le pole ressource bande dessinée a laissé place à une école de jeune entrepreneur, une salle des fêtes… etc…
Le projet comme il avait été conçu, a été balaye d’un retour de manche après le changement de majorité lors de la dernière élection municipale.

Aucune surprise, puisque la nouvelle majorité avait fait campagne sur l’arrêt du projet.

Ce qui est plus surprenant, c’est la façon dont ce projet a été arrêté.
A l’annonce des résultats du premier tour, j’étais (légitimement) inquiet du devenir du projet. A ma grande surprise, les élus sont venus nous rencontrer pour nous rassurer.
 » Le projet perdurera. Vous faites du bon boulot. » avaient ils annoncé.
J’ai voulu y croire.
L’avenir a démontré que c’était une erreur.

Pour le moment, le festival Bulles en Hauts de Garonne semble résister à la tempête.
Tant mieux !

 

La mort douce des auteurs

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Beaumarchais, père du droit d’auteur reste sans voix à l’annonce des -10 %

Je ne sais pas si vous avez suivi les derniers événements du petit monde de l’édition.
Non, il ne s’agit pas d’un nouveau best-seller, d’une nouvelle fusion mais de la dégradation des conditions de travail des auteurs. Depuis quelques années, la crise est un argument de poids dans la négociation entre les auteurs et les éditeurs. Les livres se vendent moins… Il est donc nécessaire de revoir le niveau de rémunération des auteurs. Le SNAC s’est inquiété de la situation. Le syndicat n’a pas arrêté d’alerter les auteurs… Dans un message Facebook, David Chauvel rappelait :

« Ami(e)s Auteurs, un contrat d’édition n’est PAS un contrat de travail.
Je pense qu’il est indispensable que chaque auteur, débutant ou expérimenté, se rentre ça dans le crâne une bonne fois pour toutes. Car le conséquence directe de ce constat est qu’à aucun moment il ne prend en compte vos nécessités vitales. »

Qu’il écrit bien ce Monsieur David Chauvel.

Aujourd’hui, une nouvelle dégradation des revenus des auteurs tombe du ciel. Cette fois, c’est moins  8% de plus pour la caisse de retraite complémentaire obligatoire et 2% pour une assurance professionnelle obligatoire.

Donc, pour 2015, c’est une baisse de 10% des revenus des auteurs.

Alors, si vous entendez des auteurs crier : « Je jette l’éponge ! », ne vous étonnez pas. Vous savez maintenant pourquoi.

La hogra (avec Thierry Martin)

Je suis un matinal… et parfois un couche-tard.

Il y a bien évidement des désavantages… mais également un méga avantage.
Je dispose d’une plage de travail de grande envergure.

Cela me permet de travailler sur de nombreux projets.
Aujourd’hui,  j’ai décidé de vous présenter un projet important (pour moi): LA HOGRA.

Durant la création de L’ENFANT CACHEE, les éditions du Lombard (période Pol Scortésia) m’avaient proposé de plancher sur un scénario pour une aventure de Chlorophylle(le personnage de Macherot). Ce n’est plus un secret,  en septembre, Le lombard va réveiller ce fabuleux personnage.

Je suis un grand admirateur de Macherot. J’ai d’abord pris peur, puis j’ai plongé dans cette écriture. L’histoire était fortement teintée des événements du printemps arabe. Je pensais avoir réussi mon coup… mais mon travail n’a pas séduit l’éditeur. Dommage !

Si le scénario avait été validé, c’est Thierry Martin qui aurait dessiné cette histoire. Vous imaginez… Chlorophyle, Minimum, Bitume, Anthracite sous la plume ou le pinceau de Thierry Martin ?

Au moment du refus, je n’étais pas particulièrement joyeux.  Pol m’a proposé de me replonger dans une nouvelle histoire pour Chlorophylle. Je n’en avais pas la force. Il me semblait que mon histoire s’inscrivait dans les traces de Macherot… Peut-être trop… Je l’admets.
J’avais besoin d’un retour sur mon scénario par mes amis… les amateurs de Macherot.
J’ai demandé à  Arnaud Floc’h et Kokor de bien vouloir lire mon texte. Ils m’ont apporté un regard salutaire… Kokor a eu une phrase qui m’a fait réagir. Il m’a dit que lorsque Macherot se faisait refuser une histoire, il changeait les personnages et il proposait la même histoire à un autre éditeur. Ce n’est pas ce que j’ai fait… mais les mots de Kokor m’ont poussé à remonter sur ma monture. J’étais décidé à écrire une histoire pour Thierry Martin. Une histoire animalière… dans un décor à la campagne.

Je ne suis pas reparti d’une feuille blanche. J’avais tous ces images dans la tête.
Mon ambition était de parler de la manipulation des foules afin de parvenir au pouvoir.  Je tenais à parler de l’utilisation de la haine de l’étranger dans ce processus de manipulation.

Il me semble que c’est un sujet très contemporain. En tout cas, c’est un sujet sur lequel j’ai besoin de poser des mots.

J’ai découvert le terme : « La hogra » dans une émission sur le printemps arabe. Il me semble que c’était sur France Inter. C’est un mot tiré d’un dialecte arabe (algérien). Il signifie :  mépris exprimé par le pouvoir à l’égard de la population.

J’ai proposé ce texte à Thierry.
Il a souhaité le dessiner.
Il a fait lire ce texte à une éditrice, qui a souhaité accompagner cette histoire vers la publication.
C’est une histoire qui prend son temps… Mais je ne doute pas qu’elle verra bientôt le jour.
Tous les éléments sont présents pour que cette bande dessinée devienne un livre.
Quand ?
C’est une bonne question.
Pour cela, il faut être patient.

des recherches de personnage

des recherches pour LA HOGRA

Falaises

L’adaptation du roman d’Olivier Adam, Falaises,  est actuellement présentée dans les librairies. Après une longue attente, je l’ai enfin reçu (C’est toujours curieux de découvrir son livre après les lecteurs…  Mais c’est ainsi).

Falaises-Couv-def

Une fois entre les mains, j’ai le sentiment que c’est fini.
Il est derrière moi.
Ce livre ne m’appartient plus.

Parfois, je vis douloureusement la commercialisation d’un ouvrage.
Dans le cas de Falaises, c’est un soulagement.
Sa publication me confirme que j’ai réussi à le mener à terme.

Falaises est l’ouvrage que j’ai eu le plus de difficulté à réaliser.
Si je devais caractériser son parcours en un mot, ce serait « bataille ».
Pour la première fois, j’ai fait attendre (c’est rien de le dire) le dessinateur.
Thibault a été d’une grande patience… Je lui en suis infiniment reconnaissant.

Rien n’aurait été possible sans la présence et l’intervention de Thibault Balahy.
Je ne serai jamais comment le remercier.

Plus d’une fois, j’ai songè à jeter l’éponge.
Thibault a toujours su me redonner de l’énergie pour que je cherche à dépasser les blocages.

Au moment où  les premières critiques arrivent, il était important de ne pas garder secret
les difficultés dont j’ai fait face ainsi que  l’immense patience et l’énorme soutien de Thibault.

Ce livre lui doit énormément.
Merci, merci… Vraiment, merci du fond du cœur.

Je suis fier de ce livre. Très fier.

Monsieur Lapin et les ballons

Le scénario du tome 3 est dans les tuyaux… ou plus exactement entre les mains de Baptiste Amsallem. Pour cette nouvelle aventure, un nouveau personnage…
Vive petit cochon !

Recherches-Petit-cochon3-copie
Du coté de l’animation (co-réalisation avec Jérôme d’Aviau, produit par Marmita Films), le pilote est quasiment terminé.
Il faudra attendre un peu pour le regarder mais… En exclusivité, voici trois images.
La première image est une étape de travail, les deux autres des versions finalisées.
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La classe américaine

Please see below for Macmillan Children’s – reviews coming in the March 15 and March 1 issues of Kirkus Reviews. This includes a starred review for HIDDEN!

 

 


HIDDEN [STARRED REVIEW!]
A Child’s Story of the Holocaust
Author: Loïc Dauvillier
Illustrator: Marc Lizano
Illustrator: Greg Salsedo

Review Issue Date: March 15, 2014
Online Publish Date: February 26, 2014
Publisher:First Second/Roaring Brook
Pages: 80
Price ( Hardcover ): $16.99
Publication Date: April 1, 2014
ISBN ( Hardcover ): 978-1-59643-873-6
Category: Fiction

 

The most moving scenes of this graphic novel have no words at all.

Lizano draws people the same way that small children do: a giant oval for the head and two dots for the eyes. But his people always have complicated expressions on their faces. They never show just one emotion. They’re angry and perplexed or cheerful and bemused. (Colorist Salsedo supplies a sad, muted palette that complements the mood perfectly.) When the Nazis force the Jews to wear yellow stars, Dounia’s mother looks frightened and furious and bewildered. Her father looks surprisingly happy. He says, “This morning, I was at a big meeting. Some people suggested that we become a family of sheriffs.” He says it very calmly, and Dounia doesn’t realize for a long time afterward that he was telling a comforting lie. This should be a sad story, but the family lives through the darkest moments of the war with determination and grace and even humor. Dounia doesn’t let her emotions fully register until years later, when she’s telling the story to her granddaughter. On the last pages of the book, in a few quiet, powerful panels, her face shows grief and guilt and fear and resignation.

No book can sum up all of the Holocaust, but this graphic novel seems to contain every possible human emotion. Remarkably, most of the time, it does it with an oval and two dots. (Graphic historical fiction. 6-13)

MCPG – Booklist – March 1

 

 

Hidden: A Child’s Story of the Holocaust.

Dauvillier, Loic (Author) , Lizano, Marc (Illustrator)

Apr 2014. 80 p. First Second, hardcover, $16.99. (9781596438736). 741.5.

Worried that her grandmother has had a nightmare, a young girl offers to listen to the story, hoping to ease her grandmother’s mind. And for the first time since her own childhood, the grandmother opens up about her life during WWII, the star she had to wear, the disappearance of her parents, and being sent to the country where she had to lie about her name and her beliefs. Every year, more stories set during the Holocaust are released, many for children, and this one is particularly well done. Dauvillier doesn’t sugarcoat the horrors of the Holocaust; instead, he shares them from the perspective of a girl young enough to not quite understand the true scope of the atrocities. Set in occupied France, the story told is

honest and direct, but each scene is revealed with care. The frankness of the storytelling is tempered by appealing cartoonlike illustrations that complement the story and add a layer of emotion not found in the narration. A Holocaust experience told as a bedtime story? It sounds crazy, but here it works.

— Eva Volin

 

DAUVILLIER, Loic. Hidden: A Child’s Story of the Holocaust. tr. from French by Alexis Siegel. illus. by Marc Lizano and Greg Salsedo. 76p. First Second. Apr. 2014. Tr $16.99. ISBN 9781596438736.

Gr 3-6–Elsa and her grandmother Dounia can’t fall asleep one night, and the little girl begs the older woman to share the reason for her sadness. Dounia recounts her experience as a Jewish child in Nazi-occupied Paris in 1942. Heartbreaking incidents, such as being ostracized by a teacher and former friends or having to don a yellow a star, are told from a child’s perspective, filled with confusion and innocence. Eventually, the little girl is hidden under a panel in her family’s wardrobe as police vandalize her home and arrest her parents. Neighbors, the Pericards, rescue Dounia and adopt her while they try to locate her mother and father, who have been transferred to a concentration camp. Dauvillier doesn’t shy away from the brutal truth in this portrayal of the Holocaust. Interspersed with Dounia’s flashbacks are present-day moments of dialogue between the narrator and Elsa, which are depicted in brown and tan hues. Elsa asks questions and offers comments that young readers might also be grappling with while reading this tale. Lizano’s stylized illustrations depict characters with oversize heads, reminiscent of “Peanuts” comics, giving this difficult subject an age-appropriate touch. The subdued palette of blues and greens match the story’s tone, and the plethora of images highlighting meals, country scenes, and family time places more emphasis on the people who helped one another during this terrible period than on the heinous acts committed. The final image, one of familial love and peace, will pull heartstrings. Pair this poignant graphic novel with Lois Lowry’s Number the Stars (Houghton Mifflin, 1989).–Shelley Diaz, School Library Journal

Phylactère… Quand ?#3

le-journal-pour-tous-28-octobre-1896
L’apparition des bulles dans la séquence ?
Toujours la même question qui me taraude…

Hier soir, en feuilletant la version électronique du journal pour tous du 28 octobre 1896, j’ai découvert cette planche de O’Galop (créateur  Bibemdum Michemin)… Qu’est-ce que l’on y trouve ? un phylactère… une bulle !

l’accord entre le fond et la forme

Avant de devenir scénariste, j’ai eu la chance de pouvoir échanger avec des auteurs dont j’admirais le travail. Je me souviens d’une discussion avec Mezzo et Pirus sur les Rendez-vous de la bande dessinée d’Amiens. A l’époque, le festival se déroulait à la patinoire dans une belle salle au premier étage.
Les deux auteurs ont longuement échangé avec les lecteurs sur la notion de fond et de forme.
Depuis, je suis devenu scénariste. J’ai conscience de  l’importance de cette discussion dans mon travail.

Depuis quelques jours, je m’offre une promenade sur le site Gallica. La bibliothèque numérique permet d’accéder à des revues anciennes sans avoir à bouger de chez soi.
Ce soir, j’ai découvert une planche de Luc Leguey pour la revue la jeunesse illustrée du 20 octobre 1907.

La-Jeunesse-illustrée-20-octobre1097

Je suis fasciné pas la composition visuelle de cette page. Je me dis que seul un dessinateur-scénariste peut concevoir une planche de cette ampleur. J’ai beau pensé à la notion de fond et de forme, je ne vois pas comment un scénariste peut décrire un planche comme celle-ci au dessinateur.

Je rencontre là une limite de ce que je me sens capable de faire.

Je suis fasciné.

ps : Bien évidement, la  construction de la planche n’est pas qu’un effet visuel. Il y a un lien avec l’histoire racontée… Magique !