La hogra (avec Thierry Martin)

Je suis un matinal… et parfois un couche-tard.

Il y a bien évidement des désavantages… mais également un méga avantage.
Je dispose d’une plage de travail de grande envergure.

Cela me permet de travailler sur de nombreux projets.
Aujourd’hui,  j’ai décidé de vous présenter un projet important (pour moi): LA HOGRA.

Durant la création de L’ENFANT CACHEE, les éditions du Lombard (période Pol Scortésia) m’avaient proposé de plancher sur un scénario pour une aventure de Chlorophylle(le personnage de Macherot). Ce n’est plus un secret,  en septembre, Le lombard va réveiller ce fabuleux personnage.

Je suis un grand admirateur de Macherot. J’ai d’abord pris peur, puis j’ai plongé dans cette écriture. L’histoire était fortement teintée des événements du printemps arabe. Je pensais avoir réussi mon coup… mais mon travail n’a pas séduit l’éditeur. Dommage !

Si le scénario avait été validé, c’est Thierry Martin qui aurait dessiné cette histoire. Vous imaginez… Chlorophyle, Minimum, Bitume, Anthracite sous la plume ou le pinceau de Thierry Martin ?

Au moment du refus, je n’étais pas particulièrement joyeux.  Pol m’a proposé de me replonger dans une nouvelle histoire pour Chlorophylle. Je n’en avais pas la force. Il me semblait que mon histoire s’inscrivait dans les traces de Macherot… Peut-être trop… Je l’admets.
J’avais besoin d’un retour sur mon scénario par mes amis… les amateurs de Macherot.
J’ai demandé à  Arnaud Floc’h et Kokor de bien vouloir lire mon texte. Ils m’ont apporté un regard salutaire… Kokor a eu une phrase qui m’a fait réagir. Il m’a dit que lorsque Macherot se faisait refuser une histoire, il changeait les personnages et il proposait la même histoire à un autre éditeur. Ce n’est pas ce que j’ai fait… mais les mots de Kokor m’ont poussé à remonter sur ma monture. J’étais décidé à écrire une histoire pour Thierry Martin. Une histoire animalière… dans un décor à la campagne.

Je ne suis pas reparti d’une feuille blanche. J’avais tous ces images dans la tête.
Mon ambition était de parler de la manipulation des foules afin de parvenir au pouvoir.  Je tenais à parler de l’utilisation de la haine de l’étranger dans ce processus de manipulation.

Il me semble que c’est un sujet très contemporain. En tout cas, c’est un sujet sur lequel j’ai besoin de poser des mots.

J’ai découvert le terme : « La hogra » dans une émission sur le printemps arabe. Il me semble que c’était sur France Inter. C’est un mot tiré d’un dialecte arabe (algérien). Il signifie :  mépris exprimé par le pouvoir à l’égard de la population.

J’ai proposé ce texte à Thierry.
Il a souhaité le dessiner.
Il a fait lire ce texte à une éditrice, qui a souhaité accompagner cette histoire vers la publication.
C’est une histoire qui prend son temps… Mais je ne doute pas qu’elle verra bientôt le jour.
Tous les éléments sont présents pour que cette bande dessinée devienne un livre.
Quand ?
C’est une bonne question.
Pour cela, il faut être patient.

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